Galerie Saint Georges

Tableaux, dessins et objets d'art

Georges Lemmen (1865 - 1916)



Jeune Femme Endormie

VENDU

Lavis, encre de chine et aquarelle sur papier


1895

15 x 19 cm



Après des études artistiques à l'académie de Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles), il participe au « groupe des XX » (1884 – 1893). Membre de diverses associations et cercles d'artistes, il devient critique pour la revue L'Art Moderne. 

Vers 1890, il adopte la technique pointilliste et réalise une série de portraits avant de se tourner progressivement vers les arts décoratifs, dans la lignée de W. Morris et en adoptant une ornementation de moins en moins figurative, qui use de la ligne « en coup de fouet » (1894). Dans ce domaine, il crée – notamment pour les galeristes Siegfried Bing (L'Art Nouveau) et pour Julius Meier-Graefe (La Maison Moderne) – des affiches, des ex-libris, des ornements, des tapisseries, des papiers peints, des bijoux, des carreaux, des mosaïques et des céramiques. Il crée aussi un caractère typographique original pour l'édition d'Ainsi parlait Zarathoustra que réalise Henry Van de Velde (1899 – 1900). 

En parallèle, sa peinture se rapproche de l'Art Nouveau, se fait plus contrastée, avant d'être à nouveau son art privilégié à partir de 1900. 
Lemmen se rapproche alors de l'esthétique des Nabis et réalise principalement des scènes familiales avant de se tourner vers le sujet des « Baigneuses » (1906). Ces dernières sont dans des tons pastel : il accomplit un voyage à Beaulieu-sur-mer, dans le sud de la France, en 1911, lors duquel il découvre les couleurs de la Méditerranée. De retour à Bruxelles, il réalise une exposition de son œuvre qui connaît un grand succès (1913). 
Ses toiles, en majorité caractérisées par un trait simplifié, par un dessin stylisé et par des tons chaleureux et contrastés, mais assourdis, conservent tout au long de son évolution l'influence de Degas, de Toulouse Lautrec et de Seurat. 
 
Notre dessin se situe à une période charnière dans la carrière de Lemmen : celui-ci vient d’abandonner le style pointilliste auquel il s’est longtemps attaché. Il se tourne alors vers l’Art Nouveau, mais notre Jeune Femme Endormie présente déjà une technique et des influences clairement Nabis, un style que l’artiste adoptera vers 1900.