Galerie Saint Georges

Tableaux, dessins et objets d'art

Charles Antoine Cambon (1802 - 1875)



VENDU

Crayon et rehauts de craie blanche

1865

41 x 54 cm



Esquisse de décor pour « L’Africaine » : acte IV, le Palais de Sélika

En 1865 L'Africaine de Giacomo Meyerbeer et Eugène Scribe avait enchanté l'Opéra grâce, entre autre, à ses décors très élaborés imaginés par Cambon et Thierry. Très librement inspirée de la vie du navigateur portugais Vasco de Gama, l’œuvre fut commencée par Meyerbeer en 1838 et achevée près de vingt-cinq ans plus tard.
L’Africaine, dernier opéra de Meyerbeer, sera joué à Londres, New York et Bologne. Ce fut un des plus grands succès lyriques du XIXe  siècle : il est aujourd’hui rarement produit.
 
"4e Acte. – Nous voici dans la Grande Ile, dans ce pays féérique dont Vasco avait rêvé la conquête et où une population multicolore de nègres, de peaux-rouges, d’indiens, de malgaches – tout ce que l’on voudra – célèbre le retour, la rentrée triomphale de la reine Sélika. 
Le grand brahine et les brahmes reçoivent à l’entrée du temple la jeune souveraine, et lui font jurer sur les livres-saints de défendre le sol de la patrie contre toute invasion étrangère. Pendant que la reine, suivie de son immense cortège, se rend au temple de Brahma, Nélusko donne l’ordre d’enchaîner les prisonniers portugais au pied de l’arbre sacré, du Mencenillier, dont les émanations donnent le sommeil et la mort.
In Hyacinthe Kirsch « L’Africaine, Étude Musicale et Littéraire », 1866
 
Oeuvre vendue à la Bibliothèque-Musée de l'Opéra, Opéra Garnier, Paris