Galerie Saint Georges

Tableaux, dessins et objets d'art

Jean-Léonard Lugardon (1801 - 1884)

Peintre suisse

Portrait d'homme

VENDU

Mine de plomb sur papier


Circa 1840

17 x 12 cm



Lugardon s'est illustré en peinture d'Histoire, scènes de genre et portraits.
Il étudie d'abord à la Société des Arts à Genève. En 1820, il remporte le prix du Concours de Souvenir (académie dessinée de mémoire). Puis, Lugardon déménage à Paris, où il suit les cours de Gros. Il fait un séjour en Italie à partir de 1823, visitant Rome, puis Florence, où il retrouve Ingres, dont il est l'ami et l'élève. Il remporte en 1824, grâce à son aide, le premier prix du concours de la peinture d'Histoire nationale de la Société des Arts de Genève, sur le thème "La délivrance de Bonivard à Chillon par les troupes bernoises" (Musée d'Art et d'Histoire, Genève). De retour à Genève en 1830, après trois années à Paris, il prend des élèves, comme Barthélemy Menn. En 1835, le succès de Guillaume Tell sauvant Baumgarten, au Salon de Paris, où il expose depuis 1827, le fait revenir dans la capitale française, acclamé par la critique. Delécluze, le 10 mars 1835, écrit pour le Journal des Débats: "Cette production, dont l'ensemble et les détails sont dignes de beaucoup d'éloges, a le mérite, singulièrement rare aujourd'hui, de ne se sentir de l'influence d'aucune école ancienne ou nouvelle". Il reçoit des commandes du roi Louis-Philippe, destinées à Versailles. De 1836 à 1843, il dirige l'Ecole de la Figure de la Société des Arts, à Genève. Puis encouragé par le sculpteur Pradier, il part en Algérie en 1851, afin d'y réaliser les esquisses nécessaires à la composition de Ruth et Booz. Il gagne une médaille lors de l'Exposition Universelle de 1867. 
Considéré comme représentant de l'Ecole Romantique genevoise, Lugardon a gagné sa notoriété grâce à ses représentations de l'histoire suisse, mais son œuvre est plus diversifié. Auteur de scènes extraites de l'Ancien et du Nouveau Testament, il a aussi mis en scènes des figures italiennes, puis orientales lors de son séjour algérien. Il se distingue aussi comme excellent portraitiste, "d'une acuité frisant parfois la férocité dans l'expression" (Danielle Buyssens, 1998, Lexikon, Institut Suisse pour l'Histoire de l'Art).
 
Muséographie :
 
Musée d'Art et d'Histoire, Genève
Musée National des châteaux de Versailles et Trianon, Versailles
Ministère de la Défense Nationale, Paris
Musée d’Art et d’Industrie, Saint Etienne