Galerie Saint Georges

Tableaux, dessins et objets d'art

Jules Flandrin (1871 - 1947)



VENDU

Fusain

Circa 1898

36 x 53 cm



Préparatoire pour la lithographie exposée au Salon de 1898.
 
Très jeune, la vocation de peintre se révèle à Flandrin qui alors lycéen, participe à tous les concours municipaux de dessin et sculpture, se vieillissant parfois pour pouvoir concourir. En 1889, il entre comme apprenti graveur dans la maison des imprimeurs Allier. Après son service militaire, en 1893, il part à Paris muni d'une bourse de la municipalité grenobloise pour s'inscrire à l'école des Arts Décoratifs. À cette époque le rejoint sa compagne Marie Vallet, peintre sous le nom de Marval, qui exerce une importante influence sur lui. 
Arrivé en 1895 dans l'atelier de Moreau, il se lie avec Marquet et Matisse avec lesquels il expose dès 1902 chez Berthe Weill. Très tôt remarqué dans diverses expositions : à la Nationale (il en sera bientôt l’un des plus jeunes membres), aux Indépendants et au Salon d’Automne. Proche des impressionnistes, en 1898, il le sera également des Nabi, avec Maurice Denis.
Il affirme sa voie personnelle dans le rêve d’un nouveau classicisme. Il dit souvent : « Les Maîtres, c’est la nature ». Plus tard, il rejoint ses amis Fauves : Matisse, Marquet, etc...
En 1913, il reçoit la Légion d'Honneur et c'est ainsi décoré qu'il part, comme simple soldat, à la guerre de 1914-18. En avril 1918, il est affecté à la section Art et Photo. Mais à son retour, il découvre que le monde et la peinture ont changé. En 1919, il change d’atelier et s’installe avec Marquet, Matisse, Marval, 19 quai Saint Michel. Il partage son temps entre Paris (automne et hiver), l’Italie et l’été à Corenc. Il se lance dans la tapisserie et crée son propre atelier, à Grenoble, qui doit fermer en 1923, en raison de trop lourdes charges financières. 
En 1930, il se sépare de Marval et épouse l'année d'après une autre jeune artiste, Henriette Deloras, avec laquelle il s'installe à Grenoble, tout en conservant un atelier à Paris. Ils se rendent régulièrement à Paris pour exposer jusqu’en 1939. 
 
Bibliographie: 
 
Jules Flandrin: Examen sensible, Marie-Amélie Senot-Tercinet, Libel, 2009
Jules Flandrin, the other « fin de siècle », Juliet Simpson, The Ashmolean Museum, Oxford, 2001
Jules Flandrin. 1871-1947, Georges Flandrin et François Roussier, Editions de l’Association Flandrin Deloras, 1992