Galerie Saint Georges

Tableaux, dessins et objets d'art

Georges-Antoine Rochegrosse (1859 - 1938)



VENDU

Mine de plomb et pierre noire sur papier bleu


Circa 1890

22 x 27 cm



Peintre, illustrateur et lithographe, il est élève dans l'atelier de Boulanger et Jules Lefebvre. En 1887, il est Sociétaire des Artistes Français et remporte plusieurs médailles de 1882 à 1889, gagnant l'or cette année-là. Fait chevalier de Légion d'honneur en 1892, il est lauréat de la médaille d'honneur en 1906. Peintre reconnu, il acquiert une réputation internationale qui lui vaut d'être cité, avec l'une de ses œuvres, dans une nouvelle de Conan Doyle.
Beau-fils du poète Théodore de Banville, il est marqué par divers courants, mais on ne peut néanmoins pas le rattacher à l'un plus qu'à un autre. Son œuvre est en effet tour à tour emprunt de symbolisme, d'orientalisme, d'impressionnisme... Il tente à partir de 1880 de revivifier la peinture d'histoire, s'inspirant notamment pour cela de l'Antiquité. Loin du style académique, il déploie dans ses toiles un réel talent d'imagination qui le porte à reconstituer des scènes antiques de façon très dramatique, théâtrale et parfois crue, à l'exemple d'Andromaque (1883, huile sur toile, 479 x 335 cm, Rouen, musée des Beaux Arts). Ces interprétations de peinture d'histoire connaissent un grand succès. Il se distingue aussi comme illustrateur, témoignant d'une grande faculté d'adaptation aux auteurs avec lesquels il collabore: réaliste pour Zola dans la Mort de Hourdequin, proche de l'Art nouveau pour Le scarabée d'or d'Edgar Allan Poe... Il est aussi un décorateur recherché, auquel l'Etat passe commande. Il a notamment réalisé des panneaux de boiseries peints à l'huile dans un goût japonisant, pour son beau-père. Il travaille aussi en tant qu'illustrateur pour plusieurs revues, notamment La Vie Parisienne. En 1894, il voyage en Algérie et, tombé sous le charme de ce pays, y fait de fréquents séjours et s'y fait même bâtir une villa. Il s'y installe en 1900 et devient professeur des Beaux Arts à Alger. Enfin, ses œuvres d'après guerre portent la marque du traumatisme de la Grande Guerre et d'un certain pessimisme à l'égard du siècle qui débute.