Galerie Saint Georges

Tableaux, dessins et objets d'art

Jules Flandrin (1871 - 1947)



Le Cheval Blanc

VENDU

Technique mixte (gouache, fusain)

1909

56 x 76 cm



 Cette oeuvre a été exposée à Oxford au Ashmolean Museum en 2001. Elle est publiée dans l'ouvrage de Juliet Simpson, Jules Flandrin, the other « fin de siècle » (The Ashmolean Museum, Oxford, 2001), pages 122-123 : "Cette esquisse à la craie [...] était peut être une étude préparatoire pour la série de grands-formats de Cavaliers au bois, produite entre 1909 et 1912. [...] Les formes esquissées de ces chevaux et cavaliers évoquent celles de [Constantin] Guy, démontrant l'intérêt persistant de Flandrin pour l'animation de formes modernes". Le Cheval Blanc a également été exposé à Grenoble à deux reprises: en 1909 au sein de la Société des Amis des Arts et en 1931 au Salon de Grenoble. 
 
Très jeune, la vocation de peintre se révèle à Flandrin qui alors lycéen, participe à tous les concours municipaux de dessin et sculpture, se vieillissant parfois pour pouvoir concourir. En 1889, il entre comme apprenti graveur dans la maison des imprimeurs Allier. Après son service militaire, en 1893, il part à Paris muni d'une bourse de la municipalité grenobloise pour s'inscrire à l'école des Arts Décoratifs. À cette époque le rejoint sa compagne Marie Vallet, peintre sous le nom de Marval, qui exerce une importante influence sur lui. 
Arrivé en 1895 dans l'atelier de Moreau, il se lie avec Marquet et Matisse avec lesquels il expose dès 1902 chez Berthe Weill. Très tôt remarqué dans diverses expositions : à la Nationale (il en sera bientôt l’un des plus jeunes membres), aux Indépendants et au Salon d’Automne. Proche des impressionnistes, en 1898, il le sera également des Nabi, avec Maurice Denis.
Il affirme sa voie personnelle dans le rêve d’un nouveau classicisme. Il dit souvent : « Les Maîtres, c’est la nature ». Plus tard, il rejoint ses amis Fauves : Matisse, Marquet, etc...
En 1913, il reçoit la Légion d'Honneur et c'est ainsi décoré qu'il part, comme simple soldat, à la guerre de 1914-18. En avril 1918, il est affecté à la section Art et Photo. Mais à son retour, il découvre que le monde et la peinture ont changé. En 1919, il change d’atelier et s’installe avec Marquet, Matisse, Marval, 19 quai Saint Michel. Il partage son temps entre Paris (automne et hiver), l’Italie et l’été à Corenc. Il se lance dans la tapisserie et crée son propre atelier, à Grenoble, qui doit fermer en 1923, en raison de trop lourdes charges financières. 
En 1930, il se sépare de Marval et épouse l'année d'après une autre jeune artiste, Henriette Deloras, avec laquelle il s'installe à Grenoble, tout en conservant un atelier à Paris. Ils se rendent régulièrement à Paris pour exposer jusqu’en 1939. 
 
 
Bibliographie: 
 
- Marie-Amélie Senot-Tercinet, Jules Léon Flandrin, Jules Flandrin: examen sensible : œuvres de 1889 à 1914, Musée de l'Ancien Évêché (Grenoble, France), Libel, 2008 - 111 pages 
- Juliet Simpson, Jules Flandrin, the other « fin de siècle », The Ashmolean Museum, Oxford, 2001. Reproduit page 123
- Georges Flandrin et François Roussier, Jules Flandrin. 1871-1947, Editions de l’Association Flandrin Deloras, 1992. (Reproduit page 95)
- Jules Léon Flandrin, Musée de Grenoble, Marie-Claude Beaud, Hommage à Jules Flandrin: Exposition du 20 avril au 5 juin 1972, Musée de Grenoble, 1972 - 8 pages
 
Musées:
 
Musée des Beaux Arts, Lyon
Musée des Beaux Arts, Pau 
Musée des Beaux Arts, Chambéry
Musée de Grenoble
Musée Ingres, Montauban
Musée départemental de l'Oise, Beauvais