Galerie Saint Georges

Tableaux, dessins et objets d'art

Gustav-Adolf Mossa (1883 - 1971)



Les Parques

VENDU

Encre sur papier calque

1917

30 x 46 cm



 Il est le fils d'Alexis Mossa, peintre de genre, de figures et de paysages qui fut l'élève de Picot et Cabanel et professeur à l'Ecole d'Art Décoratif de Nice. Rattaché comme son père à l'Ecole Française, il est aquarelliste et illustrateur. 
Élève de son père, il apprend auprès de lui à réaliser des paysages à l'aquarelle. En parallèle, il suit des cours à l'Ecole des Arts Décoratifs de Nice, entre 1897-98. Lors de l'Exposition Universelle de 1900, il découvre le mouvement symboliste et devient un peintre symboliste dans la mouvance de Gustave Moreau, Levy-Dhurmer, Maxence, Ménard. Il s'inspire des maîtres du Quattrocento, des Préraphaélites, de l'Art Nouveau. Au même moment, il se lance dans l'écriture de pièces de théâtre et de poèmes. Il lit Mallarmé, Baudelaire, Huysmans. En 1901, il réalise sa première œuvre symboliste, intitulée Salomé ou Prologue du Christianisme. La même année, il visite l'Italie avec son père et commence à travailler avec lui comme imagier du carnaval de Nice. Entre 1904 et 1911, il connaît une période de grande production, durant laquelle il écrit et peint beaucoup. Il connaît un succès certain en 1911 lors d'une exposition personnelle à la galerie Georges Petit à Paris. Mais lors d'un voyage à Bruges en 1911, il découvre l'art gothique et les maîtres flamands; il évolue alors vers l'art des anciens "peintres d'images populaires". Il illustre de nombreux ouvrages entre 1913 et 1940, tel qu'Hérodias de Flaubert, paru chez Ferroud (1927). Gravement blessé pendant la première guerre mondiale, il réalise des œuvres marquées par cette expérience. Puis, il devient conservateur du musée des Beaux Arts de Nice en 1927. Durant l'entre-deux-guerres, il entretient par ailleurs une activité importante de metteur en scène de pièces de théâtre en langue d'Oc. Ce n'est qu'après sa mort que son œuvre symboliste est redécouverte. 
Son œuvre est largement influencée par les mythes et les fables dont il fait ressortir les thèmes liés à la vie et à la mort. 
Ce dessin, préparatoire pour l'aquarelle conservée au musée des Beaux Arts de Nice, évoque ces thèmes de la fuite du temps et de l'inéluctabilité de la mort. Les Parques sont les divinités grecques de la destinée. Selon les uns, elles sont les filles de la Nécessité ou du Chaos; selon les autres, les filles de Zeus et de Thénis, déesse de la justice. La première, Clotho, file ce qui va constituer la vie humaine. La deuxième, Lachésis ou la Fatidique, infléchit le fil selon les lois du Destin. Quant à Atropos la troisième, appelée aussi l'Inflexible, elle coupe le fil auquel est suspendue l'existence des mortels.
 
 
Bibliographie:
 
Collectif Association Symbolique Mossa et préface de Jean Roger Soubiran, Gustav-Adolf Mossa. Catalogue raisonné des œuvres symbolistes, Paris, Somogy Éditions d'Art, 2010
Yolita René, Jean-Roger Soubiran, L'œuvre secrète de Gustav-Adolf Mossa, catalogue d'exposition, Namur, Musée Félicien Rops, du 30 janvier au 16 mai 2010, Namur : Musée provincial Félicien Rops ; Province de Namur, 2010
Soubiran Jean-Roger, G.-A. Mossa, Nice, Ediriviéra-Alligator, 1985
Lafon Sylvie et Clais Anne-Marie, Gustav Adolf Mossa, la scène symboliste, Nice, Z'éditions, 1993
Nice Historique, n° spécial « Gustave Adolphe Mossa illustrateur », 1996, n° 3-4, pp. 129-216
Gasiglia Rémy, Le Théâtre nissart aux XIXe et XXe siècles. Etude historique, dramaturgique et thématique d'un phénomène culturel de langue d'oc, thèse d'Etat, Université de Nice, 1994, 5 tomes
 
Musées:
 
Musée Fin-de-Siècle, Bruxelles
Musée des Beaux Arts, Nice