Galerie Saint Georges

Tableaux, dessins et objets d'art

Alphonse Osbert (1857 - 1939)



Une muse

VENDU

Huile sur panneau


Circa 1900

32 x 15 cm



Provenance: ancienne collection Patrick Roger. 
 
Expositions: 
"Jarry et la pataphysique", 1983, N° 246, Milan
"Le Symbolisme et la femme", 1986, N°52, Mairie du IXeme arrondissement
puis Fondation Septentrion, Lille
puis Musée de Pau
"Alphonse Osbert, exposition du cinquantenaire", 1989, Galerie Coligny, Paris
 
Alphonse Osbert commence sa formation à l'Ecole des Beaux Arts de Paris et entre dans l'atelier d'Henri Lehmann, où il fréquente Seurat et Aman-Jean. Puis, influencé par Bonnat et Fernand Cormon, il réalise des toiles académiques, qu'il présente à différents salons, notamment au Salon des Artistes Français à partir de 1880, année où il expose Le portrait de M. O. Il entreprend ensuite un voyage en Espagne, puis fais des incursions dans la forêt de Fontainebleau. Son style commence alors à évoluer, notamment grâce à ses études de la lumière. Sa palette s'adoucit et il peint en plein air, sur le modèle des Impressionnistes. Vers la fin des années 1880, il rencontre Maurice Denis et Puvis de Chavannes, qui exerce sur lui une influence importante. Il l'encourage en effet à abandonner son approche naturaliste et à adopter un idéal esthétique de peinture poétique. Son style tend alors à traduire des visions intérieures, des symboles, et il simplifie ses paysages qui lui servent d'arrière-plans devant lesquels il déploie des figures statiques aux contours dissous dans une lumière mystérieuse. Il emprunte à son ami Seurat un penchant pointilliste et choisit de s'exprimer principalement dans des tonalités de bleu, violet, jaune et vert argenté. Il se rapproche du Salon des Indépendants et du Salon de la Rose Croix. Ami de Mallarmé, soutenu par le journal La Plume, il devient un peintre symboliste éminent et reconnu. Il expose en France et à l'étranger et reçoit des commandes importantes de l'Etat, telles que la décoration du hall de l'établissement thermal de Vichy (1902-04), celle de la salle des séances de la mairie de Bourg-la-Reine (1911-13), ou encore celle de la salle des mariages de L'Ile Saint Denis.
Le mysticisme d'Osbert est visible dans ses œuvres telles que La Vision (1892; Paris, Musée d’Orsay). L'idéal rosicrucien selon lequel "l'art comme évocation d'un mystère, tel la prière" trouve une véritable résonance dans l'œuvre d'Osbert, à tel point que les écrivains symbolistes considéraient ses travaux  comme les pendants visibles de la poésie de Verlaine, Mallarmé et Maeterlinck. Osbert était appelé "le peintre du soir", "l'artiste de l'âme" et "le poète du silence" pour son évocation d'une ambiance de mystère et de rêverie.